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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 10:28

Je vous remercie tous et toutes de vos lectures et de vos délicieux commentaires. Comme je l'ai expliqué à certaines, ce n'est pas que je n'ai rien à vous dire, oh, non,  mais en ce moment chez nous c'est travaux, travaux, travaux, et je n'ai guère le temps de faire beaucoup de photos de gravats. (et des courbatures !) je vous emmène donc aujourd'hui sur les traces d'une découverte que nous avons faite pendant les journées du patrimoine, parce que châteaux, monuments, musées, on finit pas être rodés, mais...

passé un petit escalier privé en colimaçon

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nous avons été entourés de tuyaux, de claviers, de sommiers, de pédalier ! Non, nous ne sommes pas allés faire un dernier vide grenier  avant l'hiver !

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 nous sommes allés visiter, l'intérieur d'un orgue !

Surprenant, grandiose, époustoufflant les mots me manquent, presque !

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Une machinerie à couper le souffle tellement il y en a !

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Servie par une organiste de talent : Borislava Petrova !

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Une expérience que je vous recommande 

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L'orgue de saint Jean du Gard est un grand orgue fabriqué à l'origine par un célèbre organiste Joseph Merklin en 1864 pour l'église Saint Sébastien de Nancy, il a été installé à Saint Jean en 1958 et entièrement modifié. Il est soutenu et entretenu par une association dynamique qui organise concerts et expositions pour assurer son entretien.

*****

Sans aucun rapport, je vous signale un site qui m'a évité bien de la peine (m'enfin si je l'avais trouvé plus tôt, cela m'aurait évité bien des crises de nerf ): c'est un générateur d'étiquette pour confiture dont je vous mets le lien ci-dessous :

Etiquette

ultra facile d'utilisation, ne reste plus qu'à les découper, ça je sais faire.

et voilà que sur ces considérations artistiques et culinaires, le quotidien me rappelle...

Bien à vous.

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 14:06

IL est arrivé, tout de rêve habillé, dans un emballage frêle de papier de soie et de plume. Léger comme un souffle, il s'est posé sur ma fenêtre et...le soleil a brillé sur toute ma journée, puis sur les jours suivants et le dimanche en apothéose. 

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Je sais que vous allez être jalouses ! Mais tant mieux pis, il n'y en avait qu'un d'aussi beau et je ne vous montrerai que son reflet ! Déjà mon entourage en est modifié, ne dirait-on pas que j'habite en pleine campagne ?

Il venait de chez Nedj qui nous fait tant rêver dans ses articles colorés, libres et harmonieux, elle, qui a appris à festonner de délicats ouvrages au crochet à une vitesse stupéfiante et qui maintenant ose nous les proposer dans sa jolie boutique

Et pour vous montrer que ça marche, dès le lendemain j'ai reçu des nouvelles de Marie*, oh, que ça fait plaisir !

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Elle qui passe en dansant de Provence en Ecosse, le beau pays où j'aimerais bien aller si les Ecossais n'avaient pas l'idée saugrenue de rouler sur le côté gauche de la route. NON, je ne m'y ferai pas, inutile d'insister, et puis il faut bien qu'il me reste des choses à rêver !

Comme c'est bon quand la roue tourne du bon côté ! Autant en profiter !

Alors le dimanche j'ai attrapé un rêve de plus !

Il existe une lande sauvage et déserte, en France, oui, où une association se bat depuis...de longues années pour sauver une espèce animale et même la réintroduire dans son milieu naturel. Une espèce qui vivait déjà il y a 10000 ans, qui cotoyait nos ancêtres de la préhistoire et que l'homme "moderne" a presque exterminé dans les années 60 pour le plaisir de la possession. Juste pour en avoir dans les zoos ! Mais un animal sauvage ne se laisse pas emprisonner comme ça et le dernier spécimen vivant en liberté (c'est à dire pouvant survivre dans son milieu naturel sans l'intervention de l'homme) avait été vu en Mongolie extérieure en 1968 !

L'association Takh a réussi à recréer un troupeau en France, ayant les réflexes de la vie sauvage, les habitudes de groupes sauvages et des petits sont nés. Il a été possible d'en réintroduire une partie en Mongolie qui a retrouvé ainsi un cheptel traditionnel dans une zone protégée, de façon à ce qu'un vrai troupeau sauvage se reconstitue. L'espèce n'est pas sauvée mais... on peut l'espérer.

Habituellement, le public peut les voir de loin, parfois même, pas du tout, ils sont cachés par un relief du terrain, mais le piège à rêve fonctionnait toujours et...je laisse la place aux images...et à vos rêves !

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Presque à le toucher mais :

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Alors au fil de la promenade, heureuse comme une sauterelle qui ne sait plus où donner de la tête :

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J'ai pris mille photos de bonheurs colorés

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Pour vous les faire partager 

24082014-chevaux de przewalski 134 Ceci est une Achillée mille feuilles pour participer au jeu des 12 fleurs de Elle pour le mois d'Août.

Alors comme le beau temps durait et que le rêve avait l'air de vouloir continuer, nous avons suivi la route au petit bonheur c'est le cas de le dire !

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Les grands causses sont des plateaux calcaires magnifiques, bordés de profonds ravins creusés par des rivières, le Tarn , la Jonte. Les paysages sont vertigineux ...

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Et l'échelle bien difficile à donner sans parachute !

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La lumière du soir était la cerise sur le gâteau.

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Takh en langue Mongole veut aussi dire esprit. J'espère que je vous ai fait partager un peu l'esprit de mes rêves ! Et que vous aurez aussi envie d'attraper les vôtres.

Bien à vous !

 

 

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 10:10

Saisir en promenade l'occasion d'une fleur bien placée pour participer à un jeu qui me trottait dans la tête : la fleur du mois où Nadine (cliquer sur le prénom) nous demande une photo d'une fleur commençant par la lettre du mois ! En J donc pour Juillet cela ne semblait pas évident et lorsque je L'AI vu je me suis dit c'est elle !

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Voici donc la Joubarbe à grande fleur, ma concurrente du mois !

J'en ai bien sûr profité pour photographier quelques copines et copains à elle.

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Ce cèpe n'est pas très comestible pour nous mais certaines limaces semblent bien en avoir fait leur régal !

Les champs de campanules tintinabulent dans le petit air frais de la montagne.

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Le ciel tourmenté de cet été nous procure décidément des arrières plans formidables.

 

Et au détour d'un fossé, assister à un évènement exceptionnel dont je ne me suis aperçue qu'une fois  le développement de la photo fait !

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La mue des sauterelles sabres. (Dectique verrucivore). Nous nous sommes bien demandé pourquoi elles restaient là à nous regarder au lieu de s'enfuir, nous n'avions pas vu les mues.

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Une fois l'imago extirpé de son enveloppe trop petite, elles montent vers le point le plus élevé de leur entourage. Comme elles ne volent pas très loin, cela doit les aider à s'envoler vers de plus lointains lieux de reproduction. On voit très bien sûr cette photo l'appendice qui leur donne le nom vernaculaire, le sabre.

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Les prairies d'altitude entendront bientôt leur chant sous le soleil de l'été. Hélas, je reprends le travail demain, je ne les entendrai guère.

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Bonnes vacances à tous et toutes.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 11:55

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Je reviens de lodève où j'ai dansé sur des mots !

Lodève est une petite ville du sud de la France dans l'Hérault qui organise depuis 16 ans des rencontres de poésie : le festival des voix de méditerranée.

Ca fait longtemps que je voulais y aller, mais je n'avais jamais pu en fonction de mon travail. C'est chose faite et je me suis régalée.

Dans des rues fraîches

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Des installations

Une rivière verte qui court au milieu du village

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Dans chaque jardin, des lectures

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Dans chaque cour, des acrobates

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Sous chaque porche des rencontres.

Des librairies en plein air où l'on peut flâner et feuilleter tranquillement et plus si affinité

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Des guinguettes le long de l'eau où l'on peut déguster des produits sains.

25 pays présents et pas d'agressivité, de possessivité.

Peut-être est-ce la présence d'un monument aux morts exceptionnel qui rappelle aux combatifs que c'est la famille en premier qui souffre des conflits.

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Qu'on se le dise, Lodève est la patrie de la poésie sans frontière.

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C'est fini pour cette année,

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J'y retournerai !

 

 

 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 16:24

Ceux et celles qui ont eu la chance de faire des études ont bénéficié de professeurs guidant leurs lectures selon leurs centres d'intérêts. J'ai quant à moi beaucoup fréquenté les bibliothèques, et j'ai lu un peu au hasard, beaucoup de choses, parfois sans intérêt, parfois absolument ébouriffantes, choisissant les livres au vu de la première de couverture, ou parce que la presse en avait  parlé, qui  nous dira le pourquoi  du comment  on accroche avec un livre, un style, un auteur. Le pourquoi des premières amours...

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Je ne me souviens absolument pas du premier livre que j'ai lu de lui ! Je me doute que pour beaucoup d'entre vous, cela doit être un parfait inconnu, mais sa vision légèrement décalée du monde m'a profondément et durablement marquée. La preuve en est qu'il  m'a fait désirer le pays où j'ai décidé cet été de passer mes vacances.

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Donc cet été, destination Irlande !

Vous ne vous attendiez pas à ça, n'est-ce pas ? un pays que l'on imagine de loin, humide, froid et vert et qui en fait est très fleuri, avec un bord de mer idyllique et où  j'ai été obligé d'acheter de la crème solaire ! Les mythes sont solides et supportent très bien d'être dépoussiérés vigoureusement, mis à part quelques averses, le ciel a ressemblé à ça tout le long du séjour.

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Alors oui, il y avait des nuages...qui passaient très vite et allaient voir ailleurs, plus loin, si on avait besoin d'eux. Alors, oui, il y avait des moutons :

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Mais aussi, des vaches, des phoques !

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Et puis surtout les poneys sauvages dans le petit matin du Connemara.

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Car, celui qui m'a donné envie d'aller faire connaissance avec ce pays, c'est Michel Déon, l'auteur de "Les poneys sauvages" entre autres, Michel Déon qui situe une part de son roman dans ce pays où il a passé une partie de sa vie en contrepoids apaisant d'une fresque d'un monde inquétant et tumultueux.

Je reviendrai vous en parler.



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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 20:11

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Ceux qui ont la chance (uh, uh) de me connaître, savent que je suis une inconditionnelle de Pagnol dont je sais certaines pages par coeur et qui me met toujours une citation adaptée à presque chaque situation dans la bouche.

Et la provence donc, et les chateaux, les antiquailles, les livres, les voyages, mon boulot...et tant d'autres choses que je n'ai pas la place ni le temps de vous dire. sans parler de l'inénarrable chéri-chéri.

Et donc je ne me lasse pas, les jours de congés, sortie de mes montagnes cévenoles qui me tiennent tant à coeur, d'arpenter les routes menant à ces "petites collines grises que parfume le romarin" qui recèlent tant de merveilles. (Il paraît que certains en font leur travail, si quelqu'un a une adresse ?) 

Le plus subtilement délicieux étant le contraste, il faut reconnaître que là j'ai été sous le charme, je vais me taire et vous laisser voir ! En pleine provence, entre deux collines arides, une source, un château, un jardin, une merveille !

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La belle dame y danse sous des arbres immenses dont on frôle la cime du haut des terrasses, l'impression est ébouriffante.

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Du temps où l'on brodait la pierre comme aujourd'hui le lin ancien

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est sorti cet incroyable château, au parc musical, comme d'un conte de fée !

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Inutile de préciser que j'ai adoré, même les nuages ! Je vous parle du château de la Barben ! Je vous ai déjà parlé, je crois du Zoo de la Barben, j'ignorais le château. Et bien je n'ai pas été décue, allez zou, encore un peu ?

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News

Je relaie ici le jeu organisé par le torchon en cavale, ici, pour fêter ses deux ans d'évasion de la cuisine !

Et je vous rappelle le mien, vous avez jusqu'au 15 juin pour participer.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 14:21

Au fil de l’eau courent mes pensées

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Finie la claustration imposée de l’hiver ! La nature rieuse sous le ciel bleu nous invite à des promenades bucoliques, où les coucous enchantent les prés et les yeux et démangent les mains de bouquet à composer, résisterais-je longtemps à ces talus piquetés de gaietés ?

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Je n’aime guère cueillir des fleurs, imaginant leur désarroi de se trouver ainsi privées brusquement de leurs congénères et pays d’origine pour se trouver transplanter dans un bocal, si joli soit-il, avec de l’eau chlorée pour seul réconfort dans le but d’égayer un intérieur si douillet veuille-t-il être.

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Montant de mètre en mètre en altitude on revient en arrière dans le temps de quelques semaines ;

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Les feuilles pointent à peine aux branches et laissent deviner les appâts du château de la belle au bois dormant entre les rameaux .

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Les herbes folles encore bien vertes batifolent sur un pont ayant sans doute vu passer quelque prince en carrosse

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et un antique pigeonnier couronne une éminence d’où l’on devine encore l’envol du messager vers un amoureux éloigné ou un père ignorant encore sa bonne fortune.

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Le tarnon coule inaltérable et glacé, au bord de notre pique-nique, alimentant le chien en boisson, et nos idées en pensées.

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Je me retourne parfois sur ce que je vous communique ici de façon assez perplexe. J’étais partie sur l’idée d’un blog de littérature et de poésie, émaillé de quelques voyages et me voilé embarquée dans un blog de déco, entre deux visites touristiques ! Difficile de concilier l’ensemble surtout que j’ai naturellement un œil assez interrogatif sur les tenants et les aboutissants des courants décoratifs actuels.

A une époque où le « toujours plus vite » et toujours plus jetable envahit nos vies et nos écrans, que l’on suive une tendance ressortie des armoires de nos grands-mères, me semble assez paradoxal. Il fut un temps où un service de table durait tout une vie, je me vois aujourd’hui assortir la moulinette à gruyère avec mon bouquet du jour. Conjugués avec les termes « déco durable », les mots « tendance de saison » me semblent relever du grand écart acrobatique, et le comble de l’oxymore me ravit chez certains brocanteurs qui décapent un meuble  d’époque pour le peindre et le patiner « à l’ancienne ». Un peu comme si on tirait sur les branches d’un scion de pommier de l’année pour le faire donner des fruits plus tôt !

Certains sociologues se sont déjà penchés sur le phénomène, pour ne pas dire certains psychanalystes.

L’histoire a répandu les récits des incroyables et merveilleuses, ce courant de mode caractérisé par des extravagances en réactions à la tristesse de la terreur en 1794. Allant jusqu’à supprimer de leur élocutions la lettre R, première lettre du mot révolution qui avait tant pesé sur leur vie. Ils prononçaient ainsi « pa’ole d’honneu’ ».  Nous en avons gardé le style Récamier

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et je préfère cette image à la plus classique de David car on y voit une belle bibliothèque en fond. Les modes passent et laissent leurs traces, plus ou moins évidentes à décrypter.

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Photo prise sur le net fête du lycée Feuchère thème les incroyables et merveilleuses 1919.


Que peut donc vouloir dire notre tendance actuelle à tout peindre en blanc par exemple ?

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Une volonté de faire entrer la lumière dans les maisons, contrecarrant par-là, la crise énergétique ? Un désir de virginalisation face à des comportements sociaux de moins en moins conventionnels ? Un affichage d’une facilité des technologies d’entretiens dues à un niveau de vie élevé ? Un désir de repartir à zéro dans des transmissions qui tout en s’accumulant ne nous ont pas apporté ce que nous en espérions. Ou au contraire, une facilité d’adaptation des éléments de décor face à un nomadisme imposé par le monde du travail.

Cela se compose bizarrement avec une légitimation forcée grâce à des éléments de décors anciens, linges de familles, voire même tableaux d’ancêtres adoptés.

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Selon Keynes les tendances de modes obéissent aux mêmes impératifs que les marchés boursiers, ou …les concours de beauté ! C’est-à-dire que chacun ne vote pas pour sa préférence propre mais pour le candidat qu’il estime avoir le plus de chances de gagner. Le consommateur à l’affût n’acquiert donc pas ce qu’il estime le plus mais ce qu’il estimé être en mesure de plaire au groupe social de référence. Les producteurs eux-mêmes optent pour des gammes qu’ils jugent non pas adaptées à la société mais susceptibles d’être considérés comme telle par celle-ci.(Sources Guillaume Erner).

Voyez la baignoire ci-dessus, elle fait rêver n'est-ce pas ?

Un plancher ciré sous une baignoire en plein milieu de pièce ne conviendrait tout de même pas à une famille avec trois petits enfants turbulents inondant une salle de bain TOUS les soirs.

Et voilà comment, ayant inconsciemment remarqué que mes articles bucoliques retenaient plus votre attention que ceux consacrés au prix Goncourt, je me retrouve à vous détailler mes dimanches au bord de l’eau et mes tables de Noël.

Je vais vous dire…Je n’ai pas résisté ! J’ai fait un bouquet de coucous (primula veris) magnifique, 

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Je leur parle un peu, le soir, pour leur tenir compagnie et les consoler de la perte de leurs vertes prairies.

 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 11:31

La météo était formelle : dimanche il ferait beau ! (admirez comme ce temps (météo) futur ressemble à s'y méprendre à un temps (conjugaison) conditionnel). Affamés par les 3,6,9, oh, je ne sais plus combien de dimanches pluvieux, où nous nous regardions en chien de faïence chéri-chéri et moi, n'osant même pas nous attaquer à la peinture intérieure au vu du degré d'hygrométrie (rendez-moi la peinture glycérophtalique !), j'ai donc concocté un programmme du dimanche "trois en un" revenant à la fois  sur mes souvenirs enchantés du village de  Vers pont du Gard, son lavoir et ses carrières romaines, chéri-chéri n'avait jamais vu le pont du gard en vrai et il se trouvait que Vers organisait un grand vide-grenier. En voiture donc monesille (demi-tour à trois kilomètres, précieux Lumix étant resté bouder sur la cheminée ).

La route était belle entre les prairies vertes et grasses même en pleine garrigue et l'arrivée chaleureuse dans le village de pierre blonde surmonté d'un gracieux campanile.

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Le soleil faisant risette, l'affluence était grande au vide grenier, dans l'odeur des saucisses grillées prévues pour les gourmands, et l'ambiance était comme toujours bon enfant et très agréable.

J'ai trouvé un pot à eau, un peu classique aux yeux de chéri-chéri (mais qui est-ce qui mange une glace au chocolat quand se présentent à lui 24 parfums variés dont cookies ET mandarine ?) et deux jolis t-shirts neufs pour petit trésor qui grandit plus vite que ses habits. Je ne vous présente pas le tout en photo car aujourd'hui il fait gris, et précieux lumix DETESTE la grisaille !

Mes souvenirs me revenaient d'un lavoir, et donc carafe en main nous sommes partis bras dessus, bras dessous à la recherche de cette merveille du passé !

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Bof, me disais-je, photographiant néanmoins la déambulation, mieux vaudrait souvent que les rénovations ne soient pas. Que nenni ! Vers possède plusieurs lavoirs et en repartant nous avons déniché icelui, malcommodément dissumulé sur le bord de route mais tellement plus...même l'eau en est plus limpide.

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Je voulais donc retourner sur les pas de ma jeunesse et retrouver ces carrières dont je gardais ce souvenir :

carrière-gard 108-72rimage prise sur le net

Des blocs immenses en équilibre parfois instable quasiment sculptures en bord d'ornières creusées disait-on par les roues des chariots des romains en toge blanches ahanant sous le poids des pierres ayant servi à bâtir l'aqueduc. Romantisme quand tu nous tiens !

Voilà ce que j'ai trouvé ! Bon d'accord j'aurais dû consulter Google-sait-tout en premier !

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Et quelques fois par-ci, par-là une trace comme infiniment éloignée de l'histoire à laquelle elle devrait pourtant nous ramener :

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Mais la journée s'avançait et Chéri-chéri n'avait toujours pas vu son pont du gard, pont à côté duquel j'ai grandi. Nous allions faire un tour au pont du gard comme au square du coin, prendre le frais en été et parfois se baigner sous ses arches dangereuses, escaladions et passions en ringuette dans le canal tout là-haut, là-haut, et même certains aventureux passaient au-dessus de la canalisation, ce que je ne pouvais pas faire étant donné mon vertige.

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Cette illustration, même antérieure à mon temps est nettement représentative de ce que nous vivions.

Le choc fut rude  !

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Bon, je sais, je sais, j'aurais dû regarder google...
Passé la barrière de péage qui m'a laissé dubitative sur ma faculté de lire les chiffres : 18 euros l'entrée (mais on peut être plusieurs dans la voiture !) jusqu'à la sortie : 18 euros, je confirme ! passé le hall de gard, euh,  pardon de gare (à vous) ou les chênes verts domestiqués ont le pied enserré de grilles, (je n'ai  pas photographié les oliviers dont la base est bétonnée, ils étaient pris d'assaut par les chinois), côtoient les boutiques et café terrasse, les marchands de glaces (au chocolat y compris..) le pont, mal nommé puisqu'il s'agit d'un aqueduc (à tant faire ils auraient pu le débaptiser) est toujours là !

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Bon d'accord plus question de monter sur le parapet, ou même de passer dans la canalisation visitable uniquement de ...à...et sur réservation !

Mais 

La vue était toujours aussi belle, l'eau aussi bleue, 

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Et les touristes peu nombreux, sauf les chinois, vous m'étonnez, le moyen d'aller passer l'après-midi à contempler 2000 ans d'histoire en voisin, à ce tarif.

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Perdu dans ces allées et ces aménagements, oserais-je dire que Chéri-chéri a trouvé le pont du gard, un peu...petit !

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La journée fut néanmoins très belle, les cerisiers fleuris ont bordé notre route du retour

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Ereintés mais heureux nous avons regagné nos pénates cévenoles toujours bleues sur l'horizon. 

Ce futur pouvant ressembler à un conditionnel s'était retrouvé transformé en plus-que-parfait  : il avait fait beau ce dimanche !

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 10:57

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En lecture, je crois que j'ai toujours dévoré tout ce qui pouvait me tomber sous la main. Sous les yeux pourrais-je dire. C'est bien simple : soit je travaille, soit je dors... soit je lis.

Petite fille, je lisais en voiture : Regarde la route, me disait-on, tu vas être malade ! Malade ? Non, absolument pas ! Absorbée dans mes pages, je ne voyais pas le temps passer et j'arrivais souvent sans m'être rendue compte que nous étions partis. J'en ai gardé longtemps de grosses lacunes en géographie. Le trajet Nimes-Nantes se résumant pour moi à 700 pages !

En train c'était moins évident. Nous étions nombreux et pas moyen d'emmener chacun notre livre. Alors je lisais les étiquettes des bagages, les journaux qu'il  arrivait que les voyageurs oublient sur les banquettes et les panonceaux dans les compartiments. Lisant les mêmes mots jusqu'à l'étourdissement.

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"E pericoloso sporgersi" est la première phrase que j'ai apprise en Italien ! Cette phrase indiquait au voyageur qu'il était dangereux, mais pas interdit, de se pencher au dehors, du moins en italien et en anglais, car en français et en allemand "ne pas" ou "nicht" donnaient quand même une notion de défense. Cela date d'un temps où les wagons avaient encore des fenêtres qu'il était possible d'ouvrir et non des hublots ! La question ne se pose plus. Je n'invente rien car toutes ces lectures sur place que je faisais, étaient commentées et développées par mes parents et cette subtile distinction entre les langues m'a été inculquée par mon père. Je ne vois pas comment les enfants d'aujourd'hui le nez dans leur game-boy... mais j'ai déjà évoqué le sujet ici

Mon père travaillait à la SNCF, c'est dire si nous voyagions souvent et j'en ai gardé le goût des voyages et du dépaysement...en plus de la lecture. Et si j'adore les récits de voyages, j'essaie de grouper mes lectures par thème, quand je dis, j'essaie de grouper cela se fait presque à mon insu. Et cette année donc, c'est l'Italie. Pourquoi l'Italie ? Soleil, lumière, et sans doute un livre sur Léonard de Vinci :"Itinéraire et lignes d'ombres"

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Toujours étant que cette année, je rêve d'Italie. J'y suis allée plusieurs fois et toujours avec le même émerveillement.

Alors je fouine dans la médiathèque à la recherche d'auteurs Italiens : Dino Buzzati "le désert des tartares", j'attends encore qu'il se passe quelque chose, s'il doit se passer quelque chose, perchée sur ma redoute avec Drogo.  Roman de l'attente et du renoncement, on ne peut pas quitter le livre avant d'avoir entrevu...mais quoi justement, je ne peux pas encore vous dire. Un grand livre d'un grand Auteur.

desertdestartares1.JPG

J'écume la librairie et je trouve Dominique Fernandez : "Pise 1951". Bon moi j'y étais en 1975 mais ça ne doit pas changer grand chose non ?

pise

Je fonce sur un exemplaire d'Irvin Yalom : "Et Nietzsche a pleuré" Le livre m'a alléchée car il commence à Venise . Il part rapidement à Vienne mais comme on se laisse happer par l'histoire, le voyage est tout à fait prenant et agréablement instructif ! Il devrait m'amener à voyager les prochaines pages dans la philosographie, si tout se passe bien. Si tous les chemins mènent à Rome, il est bien évident que tous en reviennent aussi !

couvnitsche.jpg

Donc je poursuis ma route en Italomanie et je vous envoie un peu de soleil :

toscanel 


Il est certainement "pericoloso sporgersi" de me pencher ainsi sur mes souvenirs et ces livres ne font qu'activer mon envie de soleil et de monuments romains !


A presto !

 

 

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 11:37

Portrait-de-Francois-Marius-Granet-1809.jpg

La couverture de "Promenades dans Rome" de Stendhal présente ce tableau d'un jeune homme au regard très appuyé qui m'avait marquée sans pour autant chercher à le connaître mieux. Ne voilà-t-il pas que je le retrouve au Musée Granet d'Aix en provence  où je l'ai reconnu instantanément, il s'agit du portrait de François-Marius Granet devant les monuments de Rome ce qui explique sa présence en couverture de ce livre. Ce portrait a été réalisé par Ingres en 1809. Je ne vais pas vous faire un cours d'histoire de la peinture à laquelle je ne connais rien. Vous retrouverez l'oeuvre de François-Marius Granet qui a donné son nom au musée ainsi que la plupart de ses oeuvres dans ce PDF du musée très intéressant. Mais j'élirais volontiers ce tableau du même peintre au mur de ma maison :

jpg Granet office

"Un quart d'heure avant l'office"

J'aime le clair-obscur, le naturel de la posture de ces moines. Il y a vraiment un côté instantané et intime, de l'autre côté du rideau avant la représentation, qui me plaît beaucoup. 

En hommage à chéri-chéri, je vous présente la suite :

P1050911

 "2000 ans après l'office" 

Sur le site, dont je cherche toujours à vous faire trouver le nom, site archéologique de première importance, dont la première occupation remonte au néolithique (4500 av JC) et se poursuit à travers les âges intégrant toutes les cultures des étrusques aux grecs, jusqu'à faire concurrence à Marseille grâce à son exceptionnelle situation et l'exploitation de ses salines.

P1050904P1050906

Lors du dévellopement du culte chrétien, une église fut construite,qui a bien sur évolué passant au travers des siècles pour devenir :

P1050867P1050869P1050910.JPGÉvidemment l'église était fermée, et c'est du trou de la serrure qu'est prise la photo que j'ai donc intitulée : "2000 ans après l'office"

Ce site est très intéressant, la visite en est GRATUITE ce qui est suffisamment rare pour être noté, gérée par une association de bénévoles qui en assure la protection et l'entretien. L'enclos ferme  à 18 heures, ce qui a bien failli nous valoir une nuit à la belle étoile, perdus que nous étions dans nos imaginations préhistoriques.

Et bien si avec tout ça vous ne trouvez pas ! Bonne visite si vous passez par là, c'est absolument superbe.


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