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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 11:55

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Je reviens de lodève où j'ai dansé sur des mots !

Lodève est une petite ville du sud de la France dans l'Hérault qui organise depuis 16 ans des rencontres de poésie : le festival des voix de méditerranée.

Ca fait longtemps que je voulais y aller, mais je n'avais jamais pu en fonction de mon travail. C'est chose faite et je me suis régalée.

Dans des rues fraîches

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Des installations

Une rivière verte qui court au milieu du village

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Dans chaque jardin, des lectures

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Dans chaque cour, des acrobates

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Sous chaque porche des rencontres.

Des librairies en plein air où l'on peut flâner et feuilleter tranquillement et plus si affinité

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Des guinguettes le long de l'eau où l'on peut déguster des produits sains.

25 pays présents et pas d'agressivité, de possessivité.

Peut-être est-ce la présence d'un monument aux morts exceptionnel qui rappelle aux combatifs que c'est la famille en premier qui souffre des conflits.

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Qu'on se le dise, Lodève est la patrie de la poésie sans frontière.

Voix de la mediterrannée à Lodeve 2014

C'est fini pour cette année,

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J'y retournerai !

 

 

 

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 11:16

Non je ne suis pas au Brésil mais pourtant :

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J'ai bien ri (rugi) l'autre jour lorsque le présentateur météo a parlé du temps qu'il faisait à Saõ Paulo (prononcé tel que ! )

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Dire que l'on nous fait bénéficier de publicités dans diverses langues originales et non traduites (what else ?) avec une diction impeccable (et + si affinité) et que les  journalistes exhibent sans vergogne la prononciation portugaise que j'avais à sept ans en lisant le mot dans le texte du club des cinq ! En fin de compte c'est oranginaõ qui s'est chargé de nous enseigner la subtilité du tilde à défaut des règles incompréhensibles du football. Quel pouvoir l'argent a-t-il donc ? Et avec ce que touchent les footballeurs, enfin, n'ont-ils pas les moyens de s'acheter une baballe chacun au lieu de courir tous après la même ? 

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Je ne discourrai pas plus longtemps sur les règles de ce sport qui après le tennis, (même punition !) et avant le cyclisme, me prive de mon émission de jeu favorite, à savoir "N'oubliez pas les paroles" et de l'entrain toujours ambigu mais jamais grivois de Nagui. Me voyez-vous entrain de beugler de concert avec chéri-chéri :"je t'aiaiaime". Quand je dis de concert, c'est que chéri-chéri me regarde d'un air narquois pendant que je beugle. Je finis par me demander si je chante juste ? J'ai renoncé à participer car si je pensais avoir la mémoire des paroles, après quelques émissions où je pouvais vérifier les textes j'ai vite déchanté : je connais les refrains avec quelques approximations. Si en plus je chante faux ! Le ridicule ne tue pas, m'aurait dit mon papa, mais il n'a jamais voulu participer à "Question pour un champion", et pourtant je suis bien sûre qu'il aurait gagné, lui ! 

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En attendant, me voilà bien dévariée dans mes soirées télé avec ces diffusions sportives ! Dire qu'ils nous passent ça en plein été, alors qu'il fait une chaleur torride et bien sûr hors de question de se mettre au vélo ou à quelque activité d'extérieur un peu violente. Sauf sur l'eau bien sûr !

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Là, je sais que je fait râler la moitié d'entre vous, qui vit au nord de la france sous la pluie et le froid, mais la mer méditerranée était bien chaude cette semaine malgré un peu de vent. En fin de compte les programmes télé estivaux sont bien faits ! Ils nous poussent à sortir et à profiter des extérieurs ! Je rebeuglerai en automne ! 

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Bonnes vacances !

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 11:27

On s'en fout de ce monde qui ne nous convient pas

Il marche en des sillons où s'embourbent nos pas

Il déchire les ailes pendantes à des anges

Et ces plumes qui tombent en rien ne le dérange.

 

On s'en fout de ce monde il devient compliqué

Et ses villes épaisses ont des murs étriqués

Non ce n'est pas cela qui ouvre la lumière

Comme un soleil levé sur le gel des rivières

 

On s'en fout, je te dis, laisse-le donc aller

Ses misérables cris, ses incivilités,

Ses accents maniérés, ses commercialisables

Et ses mots en plastique qui sonnent le minable.

 

Tes mots sont bien plus forts et résistent au vent

Ils laissent dans le ciel des sons bien émouvants

Oui, je les aime bien les sons de tes paroles

 

Ce sont des accords lourds et qui pourtant m'envolent..

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 15:00

Elle arrivait :

-« Tiens, tu veux des pommes ? » Et elle me les posait d’office dans les bras. Une autre fois c’était des tomates, des salades, un quart de potiron. J’essayais bien de refuser mais elle se sauvait en riant. Parfois j’ouvrais la porte et là, sur le petit banc de pierre bordant la maison, ou sur la table de jardin, avaient poussé dans le petit matin, une assiette de figues, un bol de framboises ou un poireau pour la soupe.

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-« Tiens, prends » Elle me donnait, partageait ce qu’elle avait ou n’avait pas, et son temps, sans compter.

J’étais dans mon jardin, en train de brûler des feuilles, j’entendais :

-« Ouh, ouh ». Elle s’approchait du bord du mur.

-« Veux-tu que allions chercher une bûche ? » Je laissais mon feu qui ne risquait rien et nous voilà parties au fond du vallat une scie à la main. On abattait un chêne vert qui a la caractéristique de brûler même vert et de faire de bonnes braises jusqu’au matin avec une seule bûche bien couverte de cendres. Nous abattions le chêne, le débitions, et ramenions les bûches par le sentier de chèvres, chargées comme des ânesses, précédées par mon chien qui gambadait.

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J’avais bien essayé de le dresser à tirer un chargement et j’y avais réussi une fois ou deux. Je l’encourageais –« Vas-y, tire, après tout ça chauffera tes os sur ton tapis  à toi aussi ! » Mais au troisième voyage, les bûches mal liées s’étaient mises en travers, le bloquant dans son élan, et il n’y avait plus eu jamais moyen de le décider à participer à notre confort commun.  Et nous avions continué nos charrois toutes les deux, nos bûches sur l’épaule amorties par un coussin. Arrivée devant ma porte, elle posait son chargement. Je restais interdite : -« Mais non, j’ai assez du mien, et vous aussi vous avez besoin de bois. »

Elle riait -« Je viendrai le chercher si j’en ai besoin »

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-« Et tes lapins, veux-tu que nous allions leur chercher des branches, c’est ce qui leur donne le meilleur goût, », Nous revoilà reparties par monts et par vaux, je n’avais des fois même pas eu le temps de manger en rentrant du travail. « Ouh, ouh » j’entendais sous ma fenêtre. Je sortais la tête et elle était là. « Ça fait longtemps qu’on ne t’a pas vue, tout va bien ? Veux-tu venir boire le café ? » Et j’allais passer l’après-midi, me chauffant à leur feu bien plus chaleureux que le mien, jouant au scrabble que je détestais, mangeant une, deux, trois, douze bugnes toutes chaudes qu’elle venait de faire, repartant avec un pot de confiture que je n’avais pas pu refuser.

Ayant trop à faire il m’est arrivé de me cacher, de ne pas répondre, je l’entendais repartir sur la pointe des pieds, parlant à mi-voix « Elle doit faire la sieste, elle ne m’a pas entendue », je n’osais plus sortir de l’après-midi, attendant la nuit noire pour aller promener mon chien. Le lendemain je trouvais sur le petit banc un sac de haricots verts tous tendres que la nuit m’avait dissimulé.

-« Veux-tu que nous allions ramasser des narcisses, du mimosa, des châtaignes ? » Et selon la saison, bien entendu, des champignons !

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-« Je ne sais pas ce que j’ai cette année, regarde mes mains, elles sont toutes déformées, et elle me montrait ses mains, aux doigts en effet tordus et enflés, et puis ma cheville me fait mal » (elle se l’était cassée en dévalant l’escalier et riait en racontant l’anecdote, les pompiers qui étaient venus la chercher…), mais elle ajoutait invariablement : -« Je ne sais pas si je pourrai aller aux champignons cette année. » (Car on dit aller aux champignons).

-Tant qu’elle me disait cela, je savais que ce n’était pas encore le moment de la pousse. Puis un après-midi, elle passait : -« Et si on allait jeter un coup d’œil demain ? On pourrait partir le matin, pas trop tôt, peut-être qu’on en trouverait quelques-uns »

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Et nous voilà en voiture, excitées comme des gosses, racontant toujours les mêmes histoires, il parait qu’on a vu un loup en Lozère, riant aux mêmes facéties, la fois où j’en avais trouvé 23 au pied d’un sapin, jusqu’au lieu de nos récoltes. Infatigable, elle trottait dans les bois, se baissant, se relevant, me montrant les coins, m’encourageant quand je n’en trouvais guère, m’expliquant, me racontant. De retour à la maison, elle me mettait la moitié de sa récolte dans mon sac. J’essayais de me fâcher :

-« Ah, non, ce sont les vôtres, vous serez bien contentes d’en faire manger à vos enfants lorsqu’ils seront là ! » Peine perdue, elle trouvait une réponse, en général que ça payerait l’essence, et se sauvait en trottinant dans ses escaliers.

Elle a été pendant toutes les années où j’ai vécu là-haut, seule à en crever,  ma réelle véritable amie. Que ne donnerais-je pas aujourd’hui pour entendre sous ma fenêtre son « Ouh, ouh, je crois que j’ai vu quelques rosés dans le pré du bas, veux-tu qu’on aille y jeter un coup d’œil » même si je savais qu’elle ne mangeait  pas les rosés des prés.

J’y passe quelquefois lorsque je ne suis pas trop fatiguée en rentrant du travail, je l’ai trouvée la semaine dernière toute boitillante, descendant d’un bancel une poignée de fraises des bois à la main.

-« Tiens, tu tombes bien, regarde ce que je viens de ramasser »

Vous me croirez si vous voulez, je n’ai pas pu faire autrement que de manger toutes ses fraises avant que de repartir.

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 10:39
Il faut dire que ça me démangeait ! On me disait que les outils attirent la main, et bien c'est vrai !

Certains se souviennent peut-être que le père Noêl m'a équipé d'un super appareil photo, dont j'apprends, assez laborieusement à me servir, je n'ose encore dire correctement. Disons que pour photographier :

Une fleur

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Ou une bouée dans le port de BouziguesEtang-de-Thau-Bouzigues-032.JPG ça va !

 

 

Mais ce que je voulais c'était obtenir l'instant, le délicat instant de l'envol d'un papillon dans la brise légère du printemps, vous savez, ce moment de grâce aérienne...

Hum, raté !

Sortie-Lac-d-Attuech-085.JPG Sale bête

 Sortie-Lac-d-Attuech-101.JPGPresque

Où il est, où il est ? Nom de Zeus !

 Sortie-Lac-d-Attuech-094.JPG  Rhaaaaaaaaaaaaaaa !!

RhaaaaaaaaaaaaaaaaSortie-Lac-d-Attuech-104.JPGMais euh !

Sortie-Lac-d-Attuech-088.JPGSortie-Lac-d-Attuech-092.JPG

Je l'aurai un jour, je l'aurai !

 

A yé ! je l'ai eu !

 

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Je n'aurais jamais cru qu'un papillon soit facétieux à ce point ! Certains les attrapent au filet puis les congèlent quelques instants pour les faire tenir tranquille , je préfère quant à moi, nettement vous faire rire !



 



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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 09:50

        Loin de l'agitation des médias et de la mainmise des "majors", travaillent par goût et par volonté, de jeunes groupes dont certains arrivent nettement au-dessus du niveau des soupes médiatiques que l'on nous sert prédigérées.

 Ils sont l'équivalent des produits bio, avant leur récupération par les labels financiers. Une évolution simple et évidente de talents dans une musique porteuse de rêve. L'adjonction de la technique se fait sans heurt et sans décibel de trop. Une réussite prometteuse que je porte à vos oreilles en espérant qu'elle y restera longtemps. Et j'espère que vous serez nombreux à leur apporter vos encouragements.

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 15:41

On en apprend des choses ! Je pensais juste faire un remake de la chanson : "Marylène, tu es la reine" en adaptant les paroles avec les noms plutôt surprenants des tempêtes à répétition de cet hiver et je suis donc allée farfouiller dans les archives gogolesques pour retrouver les dits-noms, même je me doute bien que certaines d'entre vous s'en souviennent parfaitement sans avoir besoin de faire de recherche ! 

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Quelle surprise, ces dépressions portent le nom (féminin puisque les années pair c'est féminin et masculin les années impaires, normal non ?) de personnes qui ont payé aux environs de XXX euros pour qu'une tempête porte leur nom !: Xynthia, Pétra, Ruth, Tini.... seule contrainte : que les noms de ces tempêtes se suivent par ordre alphabétique, la dernière étant Ulla (Sans doute quelqu'un qui avait un GRAIN contre les Bretons ! )

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En attendant donc, je fête allègrement le retour de l'anticyclone ! c'est à dire du SOLEIL !

 

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Voui, voui, le soleil ! même si le soleil de mars Rend foU !

vide grenier la blachère, aubenas, balazuc 051

La nature s'eveille !

Saint martin février 2014 008

Les petits zoizeaux chantent ! (Bon là, vous n'aurez pas de photos, ils sont encore trop rapides pour mon appareil photo) Qui a parlé des papilllons (^-^) 

 Alors l'herbe bien verte...

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Donne a Cheri-chéri des envies de galipettes dans l'herbe ! (mais non, mais non) (MAIS OUI, MAIS OUI !)

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Tor se demande si je veux vraiment qu'il aille piquer une tête ?

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Pourtant de là, elle a l'air bonne !

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Mais il n'a pas l'air d'accord !

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Voilà c'est tout, juste un petit retour de l'anticlyclone qui laisse les perce-neige sans neige mais tout le monde ne peut pas être satisfait à la fois  !

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Les anticlyclones porteront donc eux, un nom masculin cette année, moi, je m'en moque un peu mon nom étant androgyne, je peux aussi bien faire la tempête que le beau temps ! Na !

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 13:18

J'ai piqué son titre à "vent de terre" car je n'en ai pas trouvé de plus explicite. Vous le savez je n'ai guère le temps de participer à vos défis, même si ce n'est pas l'envie qui m'en manque, mais comme là, un peu contrainte et forcée je traînaille à la maison et que le défi était vraiment tentant, je vous ai fait une petite mosaïque en bleu, une fois n'est pas coutume.

Bleufin

De gauche à droite et de haut en bas :

Irlandais sur ha'penny bridge à Dublin 2013

Porte des jardins majorelle à Marrakech 2009

Le gardon en cévennes 2013

Façade du musée de l'Arles antique 2013

Les yeux de mon petit fils 2011

Vitraux de la cathédrale de Reims, réalisés par Chagall 2011

Un nuage vu de ma fenêtre 2014

Triporteur dans un jardin public de Pekin 2010.


Voilà donc ma petite participation postée, je vous engage à en faire autant, on révise ainsi nos voyages et la sélection d'une couleur comme ici permet de voir les choses sous un tout autre angle, c'est très amusant.

J'avoue même que cela m'a tellement distraite que je vais probablement passer en revue d'autres couleurs.

Enjoy !



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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 14:36

Ce dimanche aurait pu être terne et pluvieux :

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Il  fut clair et lumineux :

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Il ne fallait surtout pas manquer l'occasion de sauter sur les occasions.

Vous savez, la chine n'est pas si loin qu'on pense ! Et beaucoup de chalands avaient fait le voyage, en ce premier dimanche d'un temps vraiment pas très ordinaire. Flânant dans les allées dans ce milieu d'hiver qui ressemble par sa clémence à un printemps, j'en ai profité pour dénicher un joli lot de dentelles anciennes, très sales mais vraiment pas chères. Bas de jupons en fine maille au crochet, bandes d'entre-deux...

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Elles étaient présentées dans une petite valise, posée au bord du chemin et je n'ai pas mis longtemps à me décider, mais le temps de me retourner, j'avais perdu Chéri-chéri dans la foule. Heureusement dans ces cas-là je sais bien où le chercher : rayon livres ! Cette fois-ci son attention avait été attirée par un joli recueil de poésie "les poètes du terroir du XV au XX ème siècle" relié d'un beau cuir souple et patiné, du genre qui a été bien lu mais en excellent état, mmmh tout pour moi, ainsi qu'un Baedeker 1926, de l'Italie du nord, intact, avec toutes ses cartes !

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Deux jolies boules en bois après, je me posais la question de savoir si les prix rétrécissent avec l'hiver ?

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Comme nous repartions, j'ai eu tout de même un remords : la petite valise où étaient présentées les dentelles m'aurait bien plu mais je n'avais pas trop osé en demander le prix pensant qu'il  serait inabordable. Alors comme la chance semblait nous sourire, (ce n'est pas trop tôt, l'hiver a été assez calamiteux !) nous sommes repassés par là, bras dessus, bras dessous, la vendeuse en voulait tellement peu que je n'ai pas osé négocier, et hop, nous sommes repartis la valise sous le bras et tous nos achats dedans !

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Je la trouve vraiment très bien et elle a la taille idéale pour venir s'installer en haut de ma pile juste en-dessous du carton à chapeau.

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Nous voilà donc de retour, heureux de nos trouvailles pour une première sortie. J'espère que vous aussi vous aurez pu profiter de ce dimanche pour vous sortir et goûter aux plaisirs exotiques d'une chine par temps clair.


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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 11:10

J'ai été amoureuse des mots depuis mes premiers jours. Je tenais sans doute cela de ma mère, je me souviens de la sortie d'un supermarché elle avait gagné une animation. Le bonimenteur lui avait demandé de lui donner la traduction en bon français de cinq mots d'argot. Vous imaginez le micro, la foule à la caisse enregistreuse, la gouaille de l'animateur, style Guy Lux :

  -" Et maintenant, nous avons devant nous une petite, dame, comment vous appelez vous ma p'tite dame ?" et ma mère timidement "Madeleine"  ."Alors, allez-y ma ptite dame, allez-y Madeleine, et une kilo de saucisson si vous me répondez correctement, allez, lancez vous, qui ne risque rien n'a rien..."Ma mère, bonne petite ménagère en manteau beige et mise en plis crêpée comme Sylvie Vartan, qui ne nous aurait jamais dit un mot d'argot en face, avait répondu sans hésiter qu'un larfeuille était un porte-feuille, un falzar.. un pantalon...Excusez-moi  si je ne me souviens pas des autres, je devais avoir 6 ou 7 ans. Je me souviens par contre de sa fierté d'avoir bien répondu ! Et du kilo de saucisson !

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Donc autant dire que je parlais comme un livre, en fait je ne faisais que répéter ce que j'entendais. J'avais l'oreille musicale et l'intonation des langues et des accents de ma nombreuse famille, venue d'horizon divers, s'imprimait naturellement en moi. Cette bénédiction s'est prolongée avec la venue de mes enfants qui m'ont sans doute maintenue en contact avec le vocabulaire de leur génération tant qu'ils ont été au dominicile maternel.  J'ai ingéré sans sourciller tous les meuf, teuf, keuf et j'en passe, il faut dire qu'il existait encore une certaine logique dans ces modes d'expression.   

Bien sûr je n'ai jamais prétendu connaître tous les mots de la langue française et il existe des lexiques spécialisés dans lesquels je me délecte à plonger : le lexique du costume breton, ou encore le lexique du hip-hop : saviez-vous par exemple que le nom de MC Solaar vient de maître de cérémonie du nom des organisateurs de fêtes et réceptions, type Louis XIV, et que MC désigne dans le milieu du RAP le chanteur, en fait celui qui organise.

Cette faculté plutôt littéraire s'est étendue jusqu'au domaine scientifique comme une tâche d'encre. J'apprenais, collégienne, les formules mathématique en les récitant à haute voix. 

Il suffit encore que je me répète un numéro de téléphone à voix haute pour que je le retienne quasiment instantanément (à condition qu'il ne change pas tous les huit jours, ce qui finit par saturer mes neurones et ma bonne volonté). Idem pour les codes bancaires, qu'on se le dise.

Itou des innovations techniques et les souris (ou mulot qui appelle donc ça encore un mulot ?), les modems, les arobases. Je suis passée d'un ordinateur à cassette à un personal computer, puis à un pc portable, et au Cédérom (sans jamais réussir à l'orthographier correctement), j'ai  pratiqué le super 8 , l'instamatic, le  polaroïd avant de m'acheter un APN  (qu'est ce que j'ai pu chercher la première fois que j'ai lu ce sigle dans un de vos blogs !) , et j'ai maintenant la wi-fi sur mon reflex (même si je me demande encore à quoi  ça va bien pouvoir me servir ?).

Les choses changent...

Sans être aucunement centenaire, mes neurones doivent perdre de leur souplesse à peu près autant que mes articulations. Je découvre stupéfaite des mots que je n'ai jamais entendu et qui en plus se multiplient à une vitesse effarante. Cela est étrange je comprends le sens de la phrase mais ne connaissant pas le sens du mot principal, JE NE SAIS PAS DE QUOI ON PARLE. Il m'arrive de chercher ce genre de surprise linguistique dans le dictionnaire et bien elles y sont, depuis quand ??? mystère, mais leur définition même m'est hermétique. Je vois que vous êtes dans le brouillard, je vais donc vous donner quelques exemples ;

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Hashtag ! (j'aurais traduit: jour du hash !) et ben non ! la définition de hashtag est mot clef ou mot clic, enchantée de le savoir, mais encore : Le hashtag est un marqueur de métadonnées  utilisé sur internet où il permet de marquer un contenu avec un mot-clé plus ou moins partagé . Bon je suis allée à la recherche de "métadonnée", etc etc, mais je vous épargne les déviations car je ne voudrais pas vous perdre.

Geek !  je me souviens avoir lu ce terme la première fois dans un magazine dans la salle d'attente d'un docteur, où va se nicher la culture ? Je n'avais malheureusement pas de dictionnaire dans mon sac à main, j'ai noté le terme avec un stylo dans le creux de ma main pour pouvoir m'en souvenir jusque chez moi. Geek ce sont ces jeunes (où moins) passionnés de jeux vidéos, d'informatique et de technique.

Podcast ! Par l'entremise d'un abonnement à un flux de données au format RSS ou Atom, le podcasting permet aux utilisateurs l'écoute immédiate ou le téléchargement automatique d'émissions audio ou vidéo, à destination par exemple de baladeurs numériques en vue d'une écoute ultérieure. (j'ai été brave, je n'ai pas souligné tous les mots que je ne comprenais pas )(et surtout je n'ai pas compris comment ça fonctionnait).

La liste n'est pas exhaustive car elle serait longue !

Petit à petit, j'ai commencé à penser que j'étais une nerd ! Rien que le son n'est pas très agréable et l'euphonie pourrait prêter à confusion quoique l'appelation soit en elle même assez péjorative.

Dans le domaine des stéréotypes de la culture populaire, (sic) un(e) nerd est une personne solitaire passionnée  par des sujets intellectuels liés aux sciences (notamment les mathématiques, la physique et la logique) et aux techniques, ou de manière générale par tout sujet intellectuel auquel la majorité des gens accorde peu d'attention. (la poésie en fait surement partie ! )

Nerd alors ! Si,j'aurais su, j'aurais pas v'nu !



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