Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 00:00

S'il est agréable de visiter les lieux connus et pour cause de Paris, il est une chose que mon petit côté curieux préfère ce sont bien les coups d'oeil insolites ! Je ne suis sûrement pas la seule ! A guetter l'apparition d'une bizarrerie qui soit dûe au moment, à la lumière, le seul défaut de mon appareil de poche étant qu'il est un peu lent ce qui rend certaines prises de vues aléatoires.

Si j'ai appelé ce post sous la jupe des grilles, c'est bien sûr par analogie à la célèbre chanson mais aussi pour ça :P1040373

Ce coup d'oeil que chacun jette instinctivement pour voir au-delà, ce qui nous interpelle en fonction de nos connaissances.P1040265

P1040271.JPG

Mais parfois simplement ce qui nous rappelle, un film, une ambiance ! " L'âge heureux," vous souvenez-vous de l'âge heureux ? Je crois que d'apercevoir la couleur de ce toit m'a instantanément rappelé les émotions transmises par ce livre à l'époque. C'était sur ce toit, là que Delphine transgressait la règle ! elle aussi voulait voir de l'autre côté. Je me suis sentie danseuse un moment comme quand mon amie marie* m'enseignait des arabesques dans la cour de l'école. L'opéra se visite savez-vous ? Mon seul regret est de ne pas avoir sauté sur l'occasion pour en profiter. C'est un bon prétexte pour pouvoir y retourner.

 

 

D'autres coups d'oeil sont étonnants, sommes-nous toujours à Paris ?

P1040401

 

Et bien oui ! Sur les bassins des tuileries et dans bien d'autres endroits les mouettes ont élu domicile. A se demander comment elles se nourrissent ?

Il y a les coups d'oeil de la vie nocturne  parfois plus classiques, les enfants admirent les peintres en plein air, L'

P1040334accordéonniste agrémente les pas des rollers sur le pont au double.P1040327

 

 

 

 

 

 

Et les péniches amarrées, indifférentes au passage des bateaux-mouches sur la Seine. Les couleurs de cette photo sont entièrement naturelles.P1040350

 

P1040354Mes préférés sont les effets de perspectives :

P1040463 Et puis ces deux gargouilles qui papotent ont un petit sourire en coin qui n'a pas l'air de dire du bien de nous.

 

 

 

 

Alors si vous aussi vous aimez regarder sous la jupe des grilles :P1040488-copie-1.JPG

Bons baisers à bientôt .

 

Trois jours en automne (2) sous la jupe des grilles ! A suivre :  Petit bout du tout !

Repost 0
14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 10:01

P1040635

 

 

Le soleil est revenu sur la région et sur mon cœur.

 

Sur mon cœur en voyant la jolie surprise que m’avait concoctée mon amie marie* dans son blog. Son post enthousiaste m’a amené une foule de lecteurs et de commentaires auxquels j’ai tenté de répondre sans doute très maladroitement, n’étant pas une bloggeuse de longue date. J’aime l’ambiance qui règne dans ce cercle de décoratrices acharnées, tant par la douceur et la lumière qui se dégagent de leurs différents sites auxquels j’irai bien sûr rendre successivement visite (pas tous à la fois !!), que par l’esprit de détournement et de réutilisation qui correspond tout à fait à mes centres d’intérêt. Chaque clef perdue à une porte qui l’attend et les objets si dépareillés et déplacés qu’ils paraissent ont une vie future portant  autant témoignage de vie antérieure que preuve d’ingéniosité dans la vie actuelle.

 

Alors un grand merci à tous et toutes.

 

Le soleil étant revenu aussi sur le paysage, j’en ai profité pour ouvrir grand portes et fenêtres et commencer d’assécher en profondeur ce qui a souffert des inondations. Le mas n’est pas bâti en proximité immédiate de cours d’eau mais les ruissèlements ont envahi l’escalier et se sont répandus dans le rez-de-chaussée,  un bon coup de mistral ferait du bien.

L’après-midi a été consacré lui à l’aération des méninges…

Par les chemins, suivant les petits champignons,

P1040579.JPGP1040611.JPGgoûtant eux ces conditions climatiques et proliférant dans l’herbe décidemment bien verte, suivant les traces d’animaux et les chemins creusés à même le roc,

P1040607 P1040606

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


la promenade nous a mené au fond des bois.

 

 

P1040601P1040593.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques feuillages aux couleurs d’automne se sont cramponnés malgré les bourrasques, mais la plupart des feuilles offrent un tapis à nos pas, servant de cadre mordoré et mettant en valeur vieilles pierres moussues et vieux troncs,

P1040590.JPGP1040604.JPGP1040586.JPG

quelques-unes ayant choisi de servir d’écrin à plus colorés qu’elles.

P1040588.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le soir nous a ramené vers le mas.

P1040608

Le temps qui tournait résolument au frais nous avais mis le rouge au joue et l'esprit en joie.

Une nouvelle semaine nous attend qui bénéficiera grandement de tous les soleils de ce dimanche.

 

 

 

Repost 0
13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 21:54

Si je vous demande où et quand cette photo a été prise,

P1040395il y a de fortes chances pour que personne ne me donne la bonne réponse, soit à Paris le 31 Octobre ! Surtout en pleine grève d'Air France. Le week-end que nous y avons passé le temps a été exceptionnel !

 

Cela rendait la ville infiniment agréable entre deux visites de musées. Il faut que je vous confie une chose : j’adore les musées. Mon père avait traîné au Louvres ma mère et tous mes frères et sœur une infinité de fois. Ce qui leur faisait lever les bras au ciel en gémissant au seul mot de musée. Sans doute dans les musées d’alors, fallait-il marcher à pas lents et admirer dans la pénombre quantités de choses incompréhensibles. Je vous joins un extrait de lettrines 2 de Julien Gracq relatant son expérience des musées dans son enfance (vers 1921) qui corrobore assez mon impression même si je ne suis pas, et de loin, de la même époque.

-« Quand on me promenait l’après-midi, bambin de onze ans, lors de mes sorties du dimanche, mon grand-oncle m’emmenait quelquefois visiter le musée de peinture de Nantes : avec ses hautes salles, vides et endeuillées, tendues de vert sombres, ses verrières à la lumière pluvieuse, il était pour moi comme une annexe, une crypte sépulcrale et vaguement menaçante du lycée dont la largeur de la rue seule le séparait. Nous allions muets comme dans une église, le pas faisant craquer le parquet sonore ; sous l’éclairage de morgue, le volumineux et quadruple étagement jusqu’au plafond de chairs cadavériques tordues par la gesticulation baroque m’emplissait de malaise ; intimidé par la pénombre, le silence de cloître, et la faible odeur de moisi qui resta si longtemps liée pour moi à l’idée des arts plastiques[…] C’est ainsi que je connus la Tour, et connus aussi avec lui mon premier peintre […]docile aux hiérarchies consacrées, je passais, je n’osais m’attarder, ni demander une explication qui m’eut fait sans doute honte de ma naïveté, je n’étais pas loin de croire qu’une peinture aussi scandaleusement éclatante avait dû employer quelque procédé défendu par la règle, comme un sculpteur qui exposerait le moulage de son modèle, elle devait être disqualifiée ».

 

Mon père s'en était donc lassé et dernière née, j'ai échappé à cette malédiction. Même si j'ai toujours cette impression que les artistes ont un accès à quelque chose qui est interdit.


Les musées d’aujourd’hui ont évolué et sont clairs, vivants, et suffisamment didactiques pour que l’on en sorte enrichis de foultitudes de connaissances dans maints domaines.

La Pinacothèque de Paris était le premier inscrit à notre agenda. Il y était présenté une fabuleuse exposition sur l’influence étrusque à l’œuvre d’Alberto Giacometti. Je n’ai appris qu’en milieu d’exposition que les photos y étaient interdites. Une grand gaillard est venu assez peu aimablement demander à ma voisine d’effacer de son appareil, les photos qu’elle était en train de prendre, mon appareil étant dans ma poche à ce moment là, j’ai évité par la suite de le ressortir ce qui me permet de vous joindre ces quelques clichés.

P1040258P1040259 J’ai essayé dans la suite de la visite de prendre quelques croquis que je ne me hasarderai pas à vous proposer.

Mais  enfin l’exposition est magnifique et je vous la conseille jusqu’au 8 janvier.

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle éclaire de lumières cette civilisation du centre de l’Italie sous toutes ses époques (-900,-300) jusqu’à l’aboutissement de « l’ombre du soir ».

ombredusoir.jpg

 

Ce nom aurait été donné par Gabriele d’Annunzio à cette sculpture filiforme prête à s'envoler,aux traits si précis et si fins, ce qui autorise les initiateurs de cette exposition à créer cette filiation artistique intéressante avec l'oeuvre d'Alberto Giacometti même si cette relation est contestée par ailleurs.


Si les connaisseurs parlent beaucoup de l’homme qui marche, j’ai infiniment préféré le groupe de trois hommes qui se croisent sans jamais se rencontrer, ni par les gestes, ni surtout par le regard.GIACOMETTI.Groupe-de-trois-hommes-I1Figés par le moment, ils n’existent pas les uns pour les autres. Pourtant l’un sans les autres n’existe pas. Très représentatif du fonctionnement de notre société actuelle, me semble-t-il.

Je leur ai trouvé trois chaises qui les attendaient dans le jardin des tuileries. Peut-être pourront-ils y échanger un regard.

P1040377.JPG

Trois jours en automne, des musées et des hommes,à suivre...sous la jupe des grilles

Repost 0
9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 19:54

P1040552.JPG

Un peu interloquée je suis ! Suite aux inondations de ces derniers jours, j'ai reçu de toutes parts des messages de soutien très agréables. Cela m'a fait chaud au coeur. Maintenant tous me disent que ça doit aller mieux, "la météo nous dit" qu'il ne pleut plus!! Apparemment la météo se trompe. Il a fait une éclaircie hier après-midi mais il a plu sans discontinuer aujourd'hui. Les escargots escaladent le rideau de la porte extérieure pour se mettre en sûreté. La météo devrait peut-être en acheter quelques-uns si les grenouilles font grève !

 

 

C'est un vieux mas mouillé accroché à la pente

D'une vielle montagne arrondie par le vent

Un vieux mas ruisselant perdu dans la tourmente

Cramponnant au rocher ses vieux murs résistants.

 

Entouré de doux près en de douces descentes

Accompagnés souvent par de douces chansons

D'agréable verdure et d'odeurs affolantes

Rythmant le cours du temps et le cours des saisons.

 

Dans le creux d'un replat la flaque d'eau verdie

Où brillent au soleil quelques ajoncs nouveaux

Quand saute, en bond, au fond, la rainette saisie

Au bruit sur le sentier du clac sec des sabots.

 

Dans le creux d'un replat l'eau plus ne chantonne

Elle déverse à flot, il pleut depuis des jours !

La rainette est partie dans la fureur d'automne

Et le jardin trempé est noyé alentour.

 

Debout, elle, elle guette, le coeur en déroute

Et l'oreille tendue ,elle est devant le feu

Si l'eau franchit le seuil établi par la route

Ils voudront qu'elle quitte l'abri de ses aïeux. 

 

Repost 0
7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 10:28


Rembrandt Harmenszoon van Rijn, je t’adore. Doux rêveur ! Sais-tu combien m’ont fait rêver les pénombres magnifiques de tes tableaux, tes sombres délicats, tes mystérieuses obscurités. Quel artiste ! Quelle subtilité dans la touche, quelle finesse dans le contraste. Quel éclat dans chaque reflet sur les cuivres. Quelle ampleur dans l’ombre de chaque flamme de bougie. Quelle grandeur dans tes demi-jours.

 Au Louvres le regard taquin de ton autoportrait pinceaux à la main me l’annonçait bien.

P1040436

Doux rêveur.

J’en viens !  48 heures à la bougie. Anduze, vous connaissez ? La ville la plus régulièrement inondée de France. La porte des Cévennes, ouiche, la chasse par où s’écoule tout ce qui peut tomber d’eau sur les contreforts de l’Aigoual. J’ai appris que contrairement à ce que je pensais, la terminologie d’Aigoual venait du nom d’Aégobaldus,  nom d’un militaire de César, je m’en tiens à mon étymologie personnelle, aigue = eau, l’assimilation tombant peut-être trop sous le sens.

Episode 1,2,3…à suivre mieux que Koh Lanta, je vais pouvoir éditer un manuel de survie en terre déchaînée. Tant et si bien que les trombes d’eau qui s’abattent régulièrement sur ces contrées ont pris nationalement le nom d’épisode cévenol ; c’est tout dire.

Et malgré toutes les préventions, les menaces, les édits, les plans de sauvegarde, on continue inlassablement de délivrer des permis de construire dans des prés qui naturellement faisaient absorber l’eau dans la sous-couche et on laisse détruire les milliers de petits murs en pierres qui officiaient en tant que retenue naturelle du terrain. On n’entretient pas béals et trinquats creusés depuis des centaines d’années. Il faudrait peut-être se rendre compte que nos ancêtres n’avaient pas trop le goût, ni le temps, pour la décoration paysagère  et que toutes les constructions que l’on voit ainsi se détériorer avaient un but, unique et primordial : économique ! Sauvegarder la terre, les biens et les personnes de ces terribles ruissèlements.

Mais me voilà bien loin de mon sujet !

Doux rêveur !  Car à l’époque (1606-1669) où tu as fait montre de tes talents, mon cher Rembrandt, tu me permettras bien de t’appeler par ton prénom tant j’ai pensé à toi ces derniers jours, il est bien entendu que la bougie était le seul palliatif à la nuit ! Clair-obscur, mon œil ! Soit c’est clair, soit c’est obscur : 17-7 heures du matin, la nuit ! Totale et primaire, sans la moindre diode clignotant sur un appareil pour orienter votre boussole, sans la moindre lumière extérieure par temps de pluie, sans le moindre bruit que le crépitement des flammes dans la cheminée et du ronronnement du chat !

Le reste du temps règne un jour pâle et fuligineux dans des maisons aux fenêtres embuées. Le moyen de lire ou d’étudier dans ce demi-jour ? Ou demi-ombre sans doute avais-tu l'habitude de vivre ainsi.P1040437

De ne surtout pas poser ses lunettes sous peine de devoir les chercher à tâtons pendant une heure, prévoir de rentrer de quoi faire du feu car il est très peu pratique de descendre à la cave et d’en rapporter une provision de bûches d’une seule main, l’autre tenant la bougie. De savoir le soir ce que l'on va mettre le lendemain, car il est impossible de faire la différence entre un pantalon noir et un identique pantalon rose, de nuit ! Et surtout, surtout se mouvoir précautionneusement car si, à tâtons la différence entre un flacon d’alcool à 60° et un flacon d’alcool à 90° destiné à la désinfection d’une plaie est plus que hasardeuse, la brûlure ressentie elle est nettement différente.

anatomie.jpg

Simplement si vous sortez et rentrez comment savoir si le chien vous a suivi ! Le mien ne voulait absolument plus mettre une patte dehors et se cachait sous la table ! Comment trouver le chat qui dérangé dans ses habitudes s’est enfoui dans un placard pour ne plus entendre ce bruit maudit de l’eau qui s’infiltre partout. Vous pouvez me dire que j’aurais pu le laisser enfoui dans son placard, et bien non. Car figurez-vous qu’aux alentours de deux heures du matin, quand il réalise tout à coup qu’il irait bien faire un tour dehors, il se met à miauler comme un fou et vous réveille ! Vous vous extirpez donc du lit que vous aviez fini par réchauffer (pas d’électricité=pas de chauffage) vous attrapez le briquet (un conseil si vous ne fumez pas : piquez innocemment celui des amis qui viennent vous rendre visite car les allumettes ont la mauvaise habitude de craindre l’humidité et de ne plus s’enflammer quand l’hygrométrie dépasse un certain niveau) allumez à l’aveuglette la bougie dans le bougeoir que vous avez pris la précaution de poser sur la table de nuit, si vous ne l’avez pas fait tomber en vous retournant au milieu de la nuit. Cherchez vos pantoufles d’un pied précautionneux, une bougie étant nettement insuffisante pour repérer les nombreux objets que nous avons l’habitude de laisser errer dans nos maisons brillamment illuminées en temps ‘normal’ (style lego du petit). En vous penchant vous ferez couler un peu la bougie sur vos doigts, ne vous inquiétez pas c’est très chaud mais cela ne brûle pas, du moins cela ne fait pas de cloques ! Des tâches oui, sur les tissus difficiles à ravoir, et sur le bois, indélébiles. Ouvrez la porte de la chambre délicatement, les bougies ont la sale habitude de s’éteindre au moindre courant d’air (d’ailleurs ne vous déplacez jamais sans le briquet !) et faite sortir ce foutu chat,  à moins qu’au vu de ce qui tombe il décide de ne plus en avoir envie et coure à nouveau s’enfouir dans son placard, dont sortira au matin une odeur abominable qu’il vous faudra extirper…à tâtons toujours !

Imagine cher Rembrandt qu’avant-hier, quand l’électricité a disparu sous les trombes d’eau j’étais en bottes au fond de la cave inondée de 20 cm d’eau ! Ombres subtiles,  noirs délicats, mon  œil,

TOUT NOIR C’EST TOUT !

Doux rêveur !

 Artiste qui fait une merveille d’un cauchemar, je t’adore.

famille.jpg

 

 

 

Repost 0
6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 13:28



Je revenais de quelques jours de congé que je pensais vous conter  dans le détail et voilà que j'ai été prise dans la tourmente. Cela devient la primeur, l'actualité comme on dit, cela n'aura plus guère de saveur lorsqu'un coup de mistral aura chassé l'humidité ambiante supérieure à celle du Gers. 

 

Vous qui aimez la Cévenne, car on dit la Cévenne, généralisant ce petit morceau de contrefort de montagne, partant d’Anduze au sud et s’arrêtant au nord ? où peuvent bien s’arrêter les Cévennes, car il y en a plusieurs, les Cévennes ardéchoises, les Cévennes lozériennes et puis la vraie, la pure, l'indomptable, LA Cévenne, la mienne !


Mais bref, pour qui aime la Cévenne, et vient y passer quelques villégiatures tranquilles au plus fort des grosses chaleurs d’été, le gardon est synonyme de gentil cours d’eau frémissant et frais s’écoulant gaiement sur des pierres schisteuses lisses, gris-clair et brûlantes sous le grand soleil. Synonyme aussi de barrages érigés en gros cailloux roulés péniblement à deux, les pieds dans l’eau délicieusement rafraîchissante en hurlant de ravissement si quelqu’un en profite pour vous asperger de la berge. Synonyme toujours de choix de galets bien plats et circulaires en vue de ricochets sur les remous mystérieux et ombreux dès que le soleil quitte l’aplomb des eaux pour aller se coucher derrière les parois de la gorge. De baignades infinies, "je quitte l’eau fraîche pour me griller sur la plage où j’ai trop chaud, je replonge dans l’eau…" mais prudentes car les fonds changent d’une année sur l’autre, vous vous demandez bien pourquoi ?

 

Voilà pourquoi :P1040519

 

 

 

Voyez Vacanciers ce que devient cet aimable cours d’eau dès que vous avez fermé vos valises pour retrouver le cours tumultueux de vos propres vies !


 

 

P1040524.JPG

 

 

 

Admirez le pont que vous passiez cet été bras-dessus, bras-dessous en revenant de la grillade sur les berges, au bord de l’eau bruissante couvrant à peine le chant des grenouilles.

 

 

 

Contemplez l’éternelle puissance de l’eau qui a érodé depuis des milliers P1040506d’années ces roches pour que vous puissiez y délasser vos membres à la fin d’un crawl éblouissant destiné à épater la galerie  :

 

 

 

P1040504.JPG

 

P1040494

 

 

 

 

 

La Cévenne est faite de ces contrastes violents entre sécheresse et inondation, canicule et période glaciaire, bruit et silence, lumière et ombre.  (Certaines photos ont été éclaircies par la technique informatique car le temps bas restait très sombre toute la journée.)

 

 

P1040523.JPG

 

 

 

 

 

 

 

Cela a trempé le caractère des habitants de ces contrées, au propre comme au figuré. Trois jours à baigner dans l'eau et avec une électricité plus que capricieuse, et pour cause, en visite chez mes voisins, j'ai appris...

 

 

 

 

 

 

P1040509.JPGà allumer une lampe à pétrole !

 

 

 

 

 

 

 


Repost 0
26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 18:25

P1010485.JPG

 

 

Il me faut du gloubi-boulga

Du Nutella, du chocolat

Du nord, j’ai perdu la boussole

Et mon aimant, là, qui s’affole !

 

Magnétisme et manque de mer

Carence en iode hypophysaire

Comprimé verts sur ordonnance

Du repos et de l’abstinence.

 

Un coup de mou, manque de fer

Plus d’ossature, cœur à l’envers

Ma carapace fout le camp

Dans les Carpates au bout du champ.

 

Boire des clous, broyer du noir

Cent pour sang bon coup de cafard

Planter les dents dans la plaquette

Les yeux fermés dessous la couette.

 

Bouillon d’ortie, jus de radis

Vitamines et douze jeudis

Sieste et carpette à volonté

Attention à ne pas rouiller !

 


 

 


 

Repost 0
25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 18:45

P1030896.JPG

 

Je n’ai pas très envie d’écrire

Le temps est mou et moi aussi

Et je ne sais parfois que dire

Pour meubler les après-midi.

 

Je traîne un peu, je tourne en rond

Des détails, un peu de poussière

De la surface, rien de profond

Faire briller cet éphémère !

 

Le ciel est gris, le ciel est bas

Et pourtant entre deux nuages

Un instant passe ici ou là

Un rayon d’un autre éclairage

 

Un détail, un brin de poussière

Un rayon d’or sur un bocal

Et la vie enfin s’en éclaire

D’un jour nouveau original.

 

 

Repost 0
23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 10:45

Reims est une belle ville

P1030960

Où l'eau est omniprésente !

 

P1030998.JPG

Tombée du ciel ou en fontaine, l'une se conjuguant parfois aux autres.

Le week-end que nous y avons passé il y a plu sans interruption ! Pas de chance ? Si, car pour contrebalancer cette météo, les Reimois ont adopté un mode de vie chaleureux et coloré.

P1030963.JPG

Du coin de l’œil on cherche instinctivement ces détails

P1030993.JPG

qui par  contraste rendent la vue agréable.

Les pubs bien clos presques anglais dont on devine l’ambiance.

P1030985.JPG

Les parterres de fleurs rayonnantes sous cette couverture grise

P1030988.JPG

Et bien sûr couronnant la visite effectuée le dimanche valise à la main (il faudra que les internautes m’expliquent s’ils ont une autre solution quand les hôtels ferment à midi, que le train part en fin d’après-midi et qu’il n’y a plus de consigne dans les gares ?)

La cathédrale

P1040004.JPG

Ses bleus grandioses donnant l’illusion d’un ciel à portée de main.

P1030983.JPG

Ses dentelles de pierres.

P1040010.JPGP1040031.JPG

Contre l’enfer de toute part dressé en forces innommables 

J’ai hissé devant vos regards mes dentelles immémorables

Hérissé d’arcs et de pignons pas un pouce de pierre claire

N’a omis la face du nom pour qui j’ai tracé ma prière.

Tant de siècles et tant de patience, penché au sol, courbé au poids

En un regard plus de souffrance levé aux croisées d’entrelacs

Et les gargouilles pleines d’eau rendent à vos flaques luisantes

Le déversoir des idéaux tombés du ciel de vos attentes.

P1040032.JPG

Tant de siècle et tant de puissance prosternés aux marches d’autel

De vos souverains en instance espérant l’oint de l’éternel

Mené du temps sombre méandre qui dit le mieux ou le plus bas

Les arcs boutants ont beau se tendre, se rejoignent à Etretat

Force des lois et voix des peuples, abris des humbles et des parias  

Pas de vitraux sans le soleil, le temps ici n’appartient pas

Ni aux ors, ni à l’espérance, pas de bleus sans paix de l’esprit

Sous l'aile de l'ange au sourire, dort contre moi un sans-abri.

.P1030978.JPGP1030970.JPG

Repost 0
20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 19:38

P1000118.JPG

 

 

Les soirées fraichissent et s'allongent, à la demande générale, voici donc un petit poème ancien sur les bavardages interminables qu'amènent les premières flambées en attendant l'heure d'aller se coucher. Vous n'aurez pas l'odeur mais presque...

 

Le temps passe et le feu le sait

Il ne fait que des cendres

Et de brèves fumées à attendre

Le soir qui passe ne se  lasse jamais.

 

Dans sa flamme au reflet de soirée

Le temps passe et le feu le sait

Chaleur du foyer, odeur du passé

Tarde un peu avant d’aller coucher.

 

Soirée partagée, amitié

Le feu s’éteint en pleine faconde

Le temps passe et le feu le sait

Feutrant le pas des secondes.

 

Volets ouverts sur la vallée

Les buissons font de petits bruits

La pluie vient toujours à la nuit

Le feu passe et le temps le sait.

Repost 0

Présentation

  • : monesille : le blog
  • monesille : le blog
  • : Le blog d'une écrivain(e) passionnée de poésie, de littérature,de nature et de voyage.
  • Contact

Mention spéciale

Elle fait briller tout ce qu'elle touche

Marie et les agapanthes

les pros du clip

zoomlarue.com

Les humeurs d'Asphodèle

leslecturesdasphodele

monesille itou

monesille

 

Recherche

Je préfère vous voir rire que pleurer !

Tout ce qui touche le monde me touche :